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>>GALLI Honoré, Thérésius. Pseudonyme : Roche.

Né le 15 septembre 1912 à Nice (Alpes-Maritimes), mort le 29 mai 1977 à Clichy (Hauts-de-Seine) ; cuisinier ; militant communiste des Alpes-Maritimes puis de la région parisienne ; combattant des Brigades internationales ; conseiller général de la Seine (1953-1959).

Natif de Nice, fils d’un magasinier-livreur, Honoré Galli fut secrétaire des Jeunesses communistes des Alpes-Maritimes. Son adhésion au Parti communiste date de mai 1935. Il était cuisinier de formation et travaillait comme permanent du PCF depuis fin 1935. Il se maria la 17 octobre 1936 à Nice avec une militante communiste (voir Marcelle Galli*). Volontaire en Espagne républicaine de novembre 1936 à 1938, il appartint comme commissaire adjoint à la XVe Brigade internationale, bataillon ³ 6 février ² et fut blessé à la tête le 21 mars 1937. Après un mois de permission en France, il repartit en Espagne mais sans pouvoir prendre part aux combats. Galli vint habiter Clichy (Seine) et suivit comme permanent les affaires d’Espagne avec la Centrale sanitaire internationale : le camp de Gurs, le rapatriement des BI...
Mobilisé en octobre 1939, il fut fait prisonnier en juin 1940 puis s’évada le 27 octobre 1940 et se fit démobiliser à Châteauroux (Indre). À Paris, le Parti communiste lui demanda de passer dans la clandestinité et d’entrer à l’OS puis, au printemps 1941, de participer à la constitution du Front national de la région parisienne. Il fut, entre autre, chargé de mission permanent du Comité national du Front national en zone nord et responsable des liaisons entre le Comité militaire national des FTPF et le Front national. Dans Les Clandestins, Jean Jérôme* le signale comme le « fidèle garde du corps » d’Auguste Lecoeur. Capitaine FTP, il assista le colonel Rol-Tanguy* lors de la reddition du commandant allemand von Choltitz. Il était titulaire de la carte de Combattant volontaire de la Résistance.
Domicilié à Asnières-sur-Seine, Galli appartint au secrétariat de la Fédération communiste Seine-Ouest à la Libération, puis à la commission de contrôle financière de la fédération Seine-Ouest en 1956, 1957, 1959 et enfin à la direction de la Fédération des Hauts-de-Seine jusqu’en octobre 1973. En 1956, la fédération lui avait confié la responsabilité du travail immigré.
Cadidat sans succès aux élections cantonales de 1945 dans le quatrième secteur de la Seine, il devint conseiler en 1948 lors du décès d’Ernest Perney et fut réélu en 1953 Il fut battu dans le 16e secteur (Asnières-Sud-Ouest) en 1959, par un gaulliste. Il milita à partir de 1956 à Gennevilliers (Seine), dont il fut conseiller municipal de 1959 à 1965. Il était également responsable de la FSGT.
Il mourut le 29 mai 1977 à l’hôpital de Clichy. Sa veuve, Joséphine dite Marcelle (voir Marcelle Galli*), était également une militante communiste. Le couple Galli avait deux enfants : Jean, né en 1938 et Alain, né en 1948.

Jean Maitron et Claude Pennetier

SOURCES : Arch. AVER ‹ Arch. A. Marty, Si. ‹ L’Humanité, 4 juin 1977. ‹ Delperrie de Bayac, Les Brigades internationales, op. cit. ‹ Jean Jérôme*, Les Clandestins 1940-1944, Paris, Acropole, 1986, p. 30 ‹ Paloma Fernandez, Le retour et l’action des anciens volontaires français des Brigades internationales en région parisienne de 1937 à 1945, Mémoire de Maîtrise, 1984, Paris I. ‹ Témoignage de Marcelle Galli, septembre 1986. ‹ Philippe Nivet, Notices biographiques des conseillers généraux de la Seine-banlieue (1935-1953), IHTP, 1995.

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